Mélanome choroïdien

Mélanome choroïdien

Le mélanome choroïdien est la tumeur maligne la plus fréquente dans l’oeil, elle est cependant rare, avec seulement 500 nouveaux cas par an en France.
Le mélanome choroïdien peut être diagnostiqué suite à des symptômes visuels (baisse de la vision, flash lumineux) mais aussi lors d’un contrôle de routine par l’ophtalmologiste. Il n’est pas visible à l’oeil nu, et n’entraîne pas de douleurs. Il peut survenir à tout âge (avec un pic autour de 50 ans). On ne sait pas si l’exposition au soleil est un facteur de risque.
La choroïde est l’enveloppe vasculaire accolée à la rétine. Elle peut être le siège de naevus (grains de beauté) qui sont des tumeurs bénignes ou de mélanomes (tumeurs malignes).
La découverte d’un naevus choroïdien nécessite une surveillance ophtalmologique par des photographies et des échographies oculaires. Son absence d’évolution au cours du temps signe son caractère bénin.
La découverte d’un mélanome malin nécessite une prise en charge spécialisée hospitalière.
Le bilan de la tumeur comprend une échographie oculaire et une angiographie, et le bilan d’extension comprend une IRM cérébrale ainsi qu’un bilan hépatique (échographie du foie et prise de sang).
Le traitement est ensuite décidé après réunion de concertation pluridisciplinaire. En fonction de la taille de la tumeur, il peut être décidé une énucléation (ablation de tout l’oeil et mise en place d’une prothèse), ou un traitement conservateur par radiothérapie: une radiothérapie par disque d’iode 125 ou une protonthérapie. Cette dernière est une forme de radiothérapie spécialisée, réalisée dans deux centres en France : à Nice et à Orsay (Paris).
Par la suite, la surveillance est très prolongée (pendant 20 ans) car le risque de métastase persiste plusieurs années après le traitement. On veillera à ce que la cicatrice tumorale après protonthérapie soit bien stable et que le bilan hépatique reste normal. En effet, si elles doivent apparaître, c’est dans le foie qu’apparaissent les premières métastases. Celles-ci sont traitées par les services d’oncologie et comprennent chimiothérapie et immunothérapie. Leur pronostic est cependant très réservé. Le risque de métastase est évalué par l’étude de la génétique de la tumeur.
Globalement, le pronostic est très lié à la taille tumorale et à ses caractéristiques génétiques. Actuellement, le traitement local permet de contrôler la tumeur dans 95% des cas.